...Per un sacco di carbone  
 
 
sacco
 
Auteur : Maria Laura Franciosi
Editeur : ACLI Belgio
Langue : Italien
Année : 1996
Pages : 386
 

Cinquante ans se sont écoulés depuis la signature des premiers accords italo-belges du 23 juin 1946. 1946, 1947, 1948, ... : Des dizaines de milliers de jeunes italiens en quête de travail, partis de leurs villages, prenaient place dans les trains de l'espérance et arrivaient en Belgique. De travailleurs agricoles, ils devinrent du jour au lendemain des mineurs. Us arrivaient seuls ou en petits groupes, abandonnant leurs familles, leurs femmes, leurs enfants. Des villages entiers se vidaient ..., en direction de l'Europe du Nord ou des Amériques.
La Belgique avait besoin de bras pour extraire le charbon des mines. Les sociétés de charbonnages cherchaient de la main-d'oeuvre jeune et saine pour vaincre la «bataille du charbon». L'issue de cette bataille était fondamentale pour la relance économique du pays. Aussi n'y allait-on pas par quatre chemins et les conditions prévues dans les contrats de travail étaient respectées très approximativement. Beaucoup de nos parents qui savaient à peine lire et écrire, ignoraient même le contenu de leurs contrats de travail.
Beaucoup de ces mineurs agriculteurs ne supportèrent pas le choc et rentrèrent très vite en Italie ou émigrerent vers des terres plus lointaines, comme le Canada ou l'Argentine. Les plus résistants et les plus courageux restèrent. Certains le firent pour le salaire, d'autres pour les amitiés qui y étaient nées, aidés par la vie associative qui prenait forme. Grâce à la pression des ACLI et des syndicats belges, le regroupement des familles put avoir lieu. Hébergés dans des baraques en bois ou en tôle, c'est là que ces travailleurs du fond de la terre accueillirent femmes et enfants. Les rues ne portaient pas de noms mais bien des numéros. C'est ainsi que prirent forme les "ghettos" italiens autour des mines.
La nuit qui obscurcissait la vie des émigrés de l'époque a été petit à petit compensée par l'émergence d'un réseau de solidarité et de protection sociale. Au début essentiellement grâce aux missionnaires italiens et aux travailleurs sociaux du Patronato ACLI. L'action du Patronato ACLI, soutenue par le syndicat chrétien belge, a permis aux mineurs italiens de conquérir d'importants acquis sociaux notamment : le permis de travail et de séjour, l'assistance de la mutuelle, les allocations familiales, la parité de salaires entre belges et non-belges, les logements décents, la reconnaissance des maladies professionnelles, la citoyenneté sociale. Les militants les plus actifs et entreprenants étaient souvent gênés par la police. La culture italienne pouvait s'épanouir à l'occasion des fêtes italiennes, des Messes, des processions, des funérailles, des projections cinématographiques, dans les chansons italiennes et dialectales, lors des matches de football, à travers l'enseignement de la langue italienne.
Avec le temps cette italianité a été en s'amenuisant suite au processus d'intégration dans la société belge. L'absence d'une politique culturelle à l'égard des communautés italiennes à l'étranger de la part des autorités italiennes n'est pas étrangère non plus à cet état de fait.
Nombreux sont les italiens devenus belges qui occupent aujourd'hui des places importantes dans le monde écono­mique, politique, social, universitaire et culturel.
Grâce aux sacrifices de leurs parents, les nouvelles générations de belges d'origine italienne ont acquis le poids qui revient à la troisième communauté de Belgique.
A la veille du vingt et unième siècle et en tant que précurseurs de l'intégration européenne, les italiens de Belgique et les nouveaux belges d'origine italienne ont le devoir de développer au niveau européen la solidarité entre toutes les composantes du monde du travail.
En effet, paix et justice sociale doivent représenter le moteur de la construction européenne.
Le livre "... per un sacco di carbone" entend rendre un hommage aux pionniers de la construction européenne. Ce livre constitue également un moment de "mémoire historique" pour les premiers émigrés, pour leurs enfants et petits-enfants.
Qui sommes-nous?, D'où venons-nous?, Qu'avons-nous réalisé et où voulons-nous aller? : Ce sont les questions fon­damentales que doivent se poser les citoyens ayant la volonté de jouer leur rôle à part entière dans la société civile où ils vivent.

 
     
  De César à Paola, l'histoire des italiens en Belgique...  
 
 
cesarapaoloa
 
Auteur : Arcangelo Petranto
Editeur : ACLI Belgio
Langue : Français
Année : 2000
Pages :
 

L’histoire de la présence italienne en Belgique ne commence pas seulement avec l’arrivée des travailleurs transalpins venus participer à la «bataille du charbon» à l'issue de la seconde guerre mondiale. L’immigration «prolétaire» des italiens et l’écho suscité pas la catastrophe de Marcinelle ont laissé à l’arrière plan, dans la mémoire collective belge et dans le regard des médias, la réalité de la présence italienne en Belgique au cours des siècles. Or, cette présence a été variée, intéressante et parfois importante voire déterminante. Habilité politique, conviction apostolique, énergie militaire, sens artistique, esprit d’initiative, dextérité financière, dynamisme social, créativité caractérisent les Italiens venus vivre ou séjourner en Belgique depuis l’antiquité romaine. L’ouvrage présente, en une vaste galerie qui est aussi une synthèse panoramique de l’histoire de la Belgique, des personnages, des personnalités, tantôt attachants, parfois surprenants, souvent passionnants, toujours intéressants : des caractérisés, mais aussi des «acteurs dynamiques dans l’histoire de la Belgique». Ces noms, dont beaucoup sont méconnus, font partie intégrante du patrimoine belge et donnent de l'apport au patrimoine belge et donnent de l’apport italien à l’histoire de la Belgique un profil renouvelé.

 
     
  La Baracca  
 
 
labaracca
 

Auteur : Antonio Rubatu
Préface de Michele Ottati

Editeur : ACLI Belgio
Langue : Italien
Année : 2005
Pages :
 

La Baracca. 50 anni di Acli Belgio. Quando nel lontano ottobre del 1954 nacque il primo circolo Acli in Belgio, a Fontaine l’Evéque in rue Despy 23 - con Luigi Ricci, Aldo Casagrande, Antonio La Fornaia, Luigi Piccin, Giuseppe Siego, Antonio Boschetto e Filippo Valori - nessuno poteva immaginare che le Acli in Belgio sarebbero state ancora floride cinquant’anni dopo. Infatti il sogno dei giovani italiani emigrati in Belgio dal 1946 in poi era quello di racimolare il massimo dei soldi possibili e rientrare nei loro paesi d’origine. In data 9 novembre 1954 nacque il circolo di Houthalen. I dirigenti erano : Secondo Sacchini, Vincenzo Cinquegrani, Carmine Ottati, Antonio Flaviani, Rocco Spagnuolo, Vincenza Martella. Il 18 novembre 1954, nacque il circolo di Haine Saint Pierre con Vittorio Mazzoli, Rocco Dolce. Sotto la spinta di Umberto Stefani e Umberto Betti, nel marzo 1955, i circoli esistenti erano 25, fra cui Beringen con Giuseppe Airoldi e Vincenzo Lo Console; Eisden con Roberto Burrini; Waterschei con Gioacchino Cammalleri, Adelchi Canavacce, Salvatore Moggio e Vito Denotarpietro; Zolder con Domenico Mancuso, Egidio Cecchi e Artiero Carlucci, Winterslag con Giuseppe Pesenti; Boussu-Bois con Stefano Granata; Trazegnies con Giacomo Garetti e Italo Veldiserra; La Bouverie con Raffaele Gentile; Seraing con Giuseppe Imperio e Candeloro Mostratisi; Chapelle con Matteo Mastros Mattei e Aldo Tovaroli; Bruxelles con Nello Marcellini; Sclessin, con Eulalio Panzoli; Ans-Rocourt con Rolando Del Prato e Sergio Tolaccio, Liegi con Gaetano Scarpin e Umberto Betti; Mons con Aldo Bonifacio. Questi e tanti altri pionieri delle Acli in Belgio si sono uniti per costruire un mondo migliore in cui la forza dei lavoratori diventi determinante…

 
     
  L'altra Marcinelle  
 
 
altramarcinelle
 

Auteur : Daniele Rossini

Editeur : ACLI Belgio/Patronato ACLI
Langue : Italien
Année : 2006
Pages : 151
 

Esce a distanza di cinquant'anni dalla catastrofe di Marcinelle il libro di Daniele Rossini. Un libro per ricordare le grandi tragedie del lavoro, ma soprattutto - come dice anche il titolo - per ricordare i tanti lavoratori colpiti dalla 'lenta morte' provocata dalla silicosi. Un libro per ricordare le vittime delle malattie professionali, ma non solo: un libro ricco di documentazione sulle lotte per il riconoscimento della silicosi, sull'evoluzione normativa nel quadro di accordi bilaterali, nazionali e internazionali; un libro di testimonianze e di statistiche.

Sono tristemente noti i fatti della tragedia di Marcinelle avvenuta nell'estate del 1956: l'8 agosto trovarono la morte in condizioni atroci 262 minatori, tra cui 136 italiani. Sono meno noti, perché se ne parla meno, i drammi dei minatori colpiti dalla silicosi, morti anch'essi, ma silenziosamente, senza far rumore né scalpore. Sono drammi che si sono consumati non in un giorno o in una settimana ma nel corso di decenni, perché la silicosi è una malattia a lenta evoluzione che aggredisce subdolamente, lacera i polmoni, compromette irrimediabilmente la funzione cardiorespiratoria, porta ad una morte lenta, tra sofferenze terribili. Sono migliaia i minatori morti prematuramente a causa della silicosi. Si può dunque parlare di "un'altra Marcinelle", una Marcinelle diversa da quella dell'8 agosto 1956, ma non meno tragica, non meno terribile, un'altra Marcinelle con una lunghissima fila di caduti che non hanno ricevuto gli onori come i morti di quell'infausto 8 agosto 1956. Con questo libro le ACLI e il Patronato ACLI del Belgio vogliono appunto ricordare e rendere omaggio alle vittime silenziose dell'altra Marcinelle, accomunandole, nella ricorrenza del Cinquantenario di Marcinelle, a tutti coloro che sono morti tragicamente sui luoghi di lavoro. Ma vogliono anche ricordare le ingiustizie e le angherie amministrative che hanno dovuto subire i minatori esclusi dall'indennizzo per malattia professionale dopo l'emanazione della legge 24 dicembre 1963, i minatori pensionati perseguitati dal fisco belga per non aver dichiarato la misera pensione italiana, i tanti pensionati vessati dal rigore delle clausole anticumulo delle prestazioni infortunistiche e previdenziali. Tutti fatti poco conosciuti ma che hanno segnato profondamente la prima generazione dell'emigrazione italiana in Belgio.

 
     
  La participation politique de l'immigration italienne en Belgique : une occasion manquée ?  
 
 
participation politique italienne en belgique
 

Auteur : Valerio Ottati

Editeur : ACLI
Langue : Français
Année : 2007
Pages : 94
 

L'accord belgo-italien du 20 juin 1946 ouvrit la voie à une décennie d'afflux de main-d'œuvre italienne dans les charbonnages belges, flux qui s'arrêta avec la tragédie de Marcinelle. Mon grand-père faisait partie de ces cohortes d'Italiens qui quittèrent la misère des campagnes du Sud pour chercher un avenir au fonds de la mine. Son épouse et mon père, alors enfant, le rejoignirent dans le cadre du regroupement familial. En tant que fils d'immigrés italiens, très engagés dans la défense des droits de ces travailleurs et leur intégration dans la société belge, c'est tout naturellement que la question d'immigration italienne en Belgique s'est imposée à moi comme sujet d'études. Par ailleurs, mes contacts avec les associations d'Italiens en Belgique m'ont confronté souvent à l'expression d'une frustration par rapport au monde politique belge, le sentiment de ne pas compter, même après 60 ans de présence en Belgique, y compris dans les communes des anciens bassins miniers où la présence italienne est importante. Comme le remarque Andrea Rea, même si, par rapport aux autres immigrés de Belgique, les Italiens peuvent être considérés comme « les exemples de l'intégration réussie » ( Elio Di Rupo, Adamo, Scifo,…), il ne faut malgré tout pas perdre de vue « la faiblesse de la présence des Italiens au sein des partis politiques belges ». C'est donc ce constat, fréquemment entendu, de l'absence des Italiens et des Belges d'origine italienne de la scène politique belge, qui m'a amené à analyser la participation politique des Italiens de Belgique et des Belges d'origine italienne et plus précisément, de tenter d'identifier les facteurs pouvant expliquer leur apparente faible représentation politique, en particulier au niveau local.

Afin de mettre en évidence cette réalité, l'option prise a été de mener une étude de cas en Wallonie. Le choix s'est porté sur La Louvière, ville intéressante à plus d'un titre pour mon sujet. En effet, La Louvière compte parmi sa population un nombre important de ressortissants italiens et de Belges d'origine italienne. De plus, lors de la première participation des Européens, et notamment des Italiens, aux élections locales belges en octobre 2000, c'est à La Louvière que le score d'électeurs européens inscrits a été le plus élevé ( 30% ), devançant des grandes villes wallonnes comme Charleroi, Mons ou Liège. Dans le même temps, « c'est seulement en 1994 que des Italiens ont été élus conseillers communaux », bien que présents à La Louvière depuis 1946.

A partir de ce choix, la question centrale à laquelle je tente de répondre est la suivante : quels sont les facteurs pouvant expliquer l'apparente faible représentation politique des Italiens et des Belges d'origine italienne en Wallonie, et plus particulièrement à la Louvière.

Les informations collectées pour la réalisation de l'étude de cas à La Louvière sont de deux ordres : des informations qualitatives et des données quantitatives. Les informations qualitatives ont été recueillies via les interviews des élus issus de l'immigration italienne aux élections communales de 2000 à La Louvière, de certains dirigeants d'associations italiennes établies à La Louvière, ainsi que des quatre chefs de file des partis politiques présents dans le Conseil communal louviérois : PS, CDH, MR et Ecolo. Mr Vincent Fretto, ancien Président du Conseil consultatif communal des immigrés de La Louvière, et Daniele Rossini, ancien Directeur du Patronato ACLI Belgio, ont également été interviewés.

En ce qui concerne la collecte des données quantitatives, elle fut particulièrement ardue. Il s'agissait d'identifier en premier lieu le nombre de candidats italiens et belges d'origine italienne présents sur les listes électorales pour les scrutins locaux de 1994, 2000 et 2006. Or, comme le souligne Marco Martiniello, « en ce qui concerne l'étude des élus d'origine étrangère, l'approche patronymique est la seule qui soit aisément praticable ». Il s'est donc agi de repérer, de manière empirique, dans les listes présentées par les partis politiques louviérois, les patronymes à consonance italienne. Notons cependant que cette approche « impose de prendre les résultats avec une certaine prudence, d'une part, parce qu'elle sous-estime les descendants de couples mixtes et les femmes et, d'autre part, parce que les patronymes cachent parfois leur origine ». Lors de la recherche et du dénombrement des candidats italiens et d'origine italienne à La Louvière, l'aide des personnes interviewées a été sollicitée, compte tenu de leur connaissance de la communauté italienne de La Louvière. Toutefois, les biais inhérents à cette manière de procéder peuvent ne pas avoir été contrôlés de manière adéquate.

Ensuite, l'autre type de données quantitatives nécessaires pour mon analyse consistait à calculer le nombre d'Italiens et le nombre de Belges d'origine italienne résidant à La Louvière pour une période de référence allant de 1985 à 2006. Si les statistiques relatives aux Italiens sont disponibles, il n'en va pas de même pour les Belges d'origine italienne. Des demandes ont été introduites auprès du Parquet des Procureurs du Roi de Charleroi et de Mons qui gèrent les dossiers de naturalisation, afin d'identifier le nombre d'Italiens ayant obtenu la nationalité belge entre 1985 et 2006. Toutefois, compte tenu du travail que représente le relevé des chiffres demandés, les Parquets concernés ont été dans l'impossibilité de les fournir. Une demande semblable a été introduite auprès des services de la commune de La Louvière qui, quant à elle, a pu fournir le nombre de dossiers d'acquisition de la nationalité belge par les Italiens y résidant, mais ce uniquement pour la période allant de 1994 à 2000. Cette carence s'explique par le fait qu' « il n'existe pas de données officielles relatives aux Belges d'origine étrangère ». Par conséquent, le nombre de Belges d'origine italienne résidant à La Louvière, chiffre pourtant nécessaire afin de mettre en évidence de façon précise la sous-représentation politique des Italiens et des Belges d'origine italienne, n'étant pas disponible, seule une estimation du nombre de personnes issues de l'immigration italienne sera proposée.

En ce qui concerne le cadre théorique du présent ouvrage, celui-ci se fonde sur la « structure des opportunités politiques ». En effet, ce concept apparaît particulièrement pertinent pour procéder à une analyse de la participation politique des personnes issues de l'immigration italienne dans la mesure où il permet de décrire les aspects de l'environnement politique qui facilitent ou au contraire limitent la mobilisation politique et l'émergence des « challengers ». Comme le souligne d'ailleurs Hassan Bousetta, « pour rendre compte de l'évolution des stratégies participatives des minorités ethniques immigrées, les observateurs académiques ont de plus en plus recours à la notion de structure des opportunités politique ».

La structure du présent ouvrage est la suivante : le cadre théorique est traité dans le premier chapitre.

Un second chapitre est consacré à l'analyse des principales étapes ayant conduit à l'octroi des droits de vote et d'éligibilité à l'échelon communal pour les Italiens. L'accent est mis principalement sur les tentatives d'intégration politique des immigrés au niveau communal, telles que les Conseils consultatifs communaux des immigrés et le Collectif « Objectif 82 », ainsi que sur les conséquences du Traité de Maastricht.

Un troisième chapitre analyse les élections communales de 1994, 2000 et 2006 à La Louvière. La sous-représentation politique des Italiens et des Belges d'origine italienne y résidant y est mise en exergue.

Un quatrième et dernier chapitre est consacré à l'identification des facteurs explicatifs de la faible représentation des personnes issues de l'immigration italienne au sein de l'espace politique wallon et plus spécialement louviérois, l'objectif étant de tenter de répondre à la question centrale : comment se fait-il que, dans une commune comme La Louvière où les Italiens sont massivement présents depuis 1946, il ait fallu attendre les élections communales de 1994 pour voir les premiers élus d'origine italienne ?